Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/11/2011

Exécrable classe politique

Georges Papandreou, premier ministre grec, vient d'inventer un nouveau crime : le terrorisme financier. Ce que les Brigades Rouges et Septembre Noir et Action Directe et Al Qaeda ensemble ont été incapables de faire en 4 décennies, lui vient de l'accomplir en une phrase. Je n'ai pas de mot assez dur pour qualifier cet individu dont je ne peux qu'espérer qu'on le mette hors d'état de nuire, par tout moyen à disposition.

Mais voilà, quel moyen ? Cet homme qui est à lui seul en train de jeter l'Europe dans le chaos, n'aurions-nous vraiment aucun moyen d'action contre lui ? Doit-on simplement le regarder sans intervenir, sans l'atteindre, sans même lui intenter un procès ? Nous étions déjà devenus impuissants face à la sphère financière, l'Ennemi Intérieur. Sommes-nous maintenant impuissants face à un seul homme ?

Je me suis beaucoup plaint dans cette colonne de la faiblesse de nos régimes politiques prétendument modernes, et qui pour la plupart n'ont pas su évoluer depuis la dernière guerre (ou pire encore) ; j'ai fréquemment critiqué le bas niveau intellectuel de la classe politique occidentale. Mais là nous avons touché le fond et nous creusons encore, et je ne peux qu'assister au suicide de l'Europe, comme mes parents l'ont fait avant moi, et mes grands-parents avant eux.

Est-ce bien cela, la démocratie grecque, détruire l'économie de ses voisins par la décision d'un seul homme ? Est-ce bien cela, la défense de mon pays, émettre une vague protestation face à un désastre, encore une fois créé de main d'homme ? Au moins les Etats-Unis, en perdant leurs deux tours, peuvent-ils se vanter d'avoir suscité la sympathie de leurs voisins ; alors que nous Européens ne méritons que des sourires crispés et des reniflements de mépris.

Il est temps de se relever face à cette absurdité ; il est temps de prendre des mesures concrètes. La première d'entre elles est bien de mettre à bas cet individu, et la suite devrait dérouler plus facilement.

18:33 Publié dans Economie, Futur, Géopolitique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

02/10/2011

Texas Fire - ZZ Top

WILDFIRES-articleLarge.jpg

Le Texas vient de subir une série d'incendies meurtriers qui feront peut-être date dans les cataclysmes qui non seulement frappent cette région du monde de façon croissante, mais surtout qui aideront les Etatsuniens à prendre des décisions vis-à-vis du Réchauffement Climatique. Ou pas. L'histoire est simple : le climat du Texas est d'ordinaire inhospitalier, propice aux grandes chaleurs : si vous n'avez pas de climatisation chez vous, c'est que vous êtes SDF. Les ouragans du GoM, plus fréquents et plus violents, entraînent des vents plus forts, qui eux-mêmes attisent des incendies de grande taille. La taille du pays, et donc la difficulté d'accès, fait le reste. QUe font les Etatsuniens pour s'opposer à cette tendance ? Pas grand-chose à ma connaissance ; en revanche, ils continuent de s'amuser avec Google Earth pour que leur nom soit connu du monde entier, saluons M. Luecke au passage.


View Larger Map

hardwired-walter-williams-paperback-cover-art.jpg

 L'ouragan Katrina avait dévasté une ville peu aimée du pouvoir - lire : pauvre. Comme elle a de plus été mal secourue, cette vilaine expérience a vite été enfouie dans l'oubli, et The Big Easy n'a tout simplement pas été reconstruite. Certaines sources indiquent que la région abriterait aujourd'hui seulement les deux-tiers de la population initiale. Les Etatsuniens ont tout simplement oublié cette ville, aux deux sens du terme.

Nous, peuples du Vieux Continent, faisons de même : n'avons-nous point oublié Troie, Perle de l'Orient ? Et Alésia, vous sauriez la situer ?

Les Etatsuniens n'ont simplement pas le même échelle de temps : quand tout ce qui est antérieur à 1776 a le goût de la préhistoire, on peut parfaitement oublier que Galveston fut capitale du Texas, puis détruite par un ouragan en 1900 ; elle avait eu le mauvais goût de s'opposer à Houston, et fut donc instantanément oubliée ; elle a aujourd'hui environ la population qu'elle avait en 1840.

Cette série d'incendies n'a détruit "que" 1500 maisons pour une vingtaine de disparus ; pas monstrueux à l'échelle de cette nation. Pourtant, l'évolution climatique en cours dans cette région du monde laisse entendre que nous constatons le début d'une évolution qui ressemble furieusement à ce que décrivait Walter Jon Williams dans HardWired (Câblé) en 1986. Règle : il y a toujours quelqu'un qui prédit le futur mieux que vous. Je ne peux que recommander la lecture de ce livre, mais en gros le Texas y est décrit comme une terre abandonnée à une chaleur destructrice et des tornades devenues quasi permanentes.

Abandonné est le terme : comme une armée en déroute laisse en chemin ses canons car elle a mangé ses chevaux, nous allons peu à peu abandonner les régions menacées, sans combattre. Ou du moins cela sera la réponse sur le continent américain, on ose espérer que le Vieux Continent, bien plus densément peuplé, fera d'autres choix. L'Amérique avait un avantage : la taille. Elle a maintenant un désavantage : la taille.

Stevie Ray Vaughn avait écrit Texas Flood. On parie que ZZ Top nous propose Texas Fire ?

 

Texas Flood, Stevie Ray Vaughn.

19:28 Publié dans Economie, Futur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

17/09/2011

Delenda est Goldman Sachs !

Laissez une quelconque personne prééminente s'exprimer sans critique ni contrainte, et vous aurez rapidement un bouffon racontant d'immenses fadaises. Nous avions déjà été frappés de la consistance avec laquelle l'EIA (paix à ses cendres) racontait chaque année comment la consommation (et donc la production) mondiale de pétrole allait atteindre 100, puis 110, puis 120 millions de barils par jour : cette agence, intergouvernementale, n'est pourtant pas censée raconter des absurdités ?

Je ne cite même pas nos admirables hommes (et femmes) politiques, pour qui raconter des choses incroyables fait office de credo ; le fait est que nous continuons de les écouter.

Les cabinets d'experts sont devenus l'engeance la plus grave du 21e siècle ; je pense qu'ils ne vont pas tarder à nous vendre des indulgences, certifiées efficaces, lire néanmoins les termes et conditions. Goldman Sachs avait déjà contribué à la crise des céréales chères, avec la création de son fameux "contango-only" index (GSCI). Goldman Sachs a été accusé d'avoir contribué à déguiser les comptes de la Grèce - et donc à la crise de la dette grecque actuelle. Il me semble que cela suffirait à ce qu'on ferme cette charmante société ; après tout, Arthur Andersen a bien disparu corps et biens à l'issue du scandale Enron

Il faut bien voir que les dégâts causés par ces "conseillers" deviennent considérables : dans le seul cas Enron, ce sont des centaines de milliers de salariés qui ont perdu leur emploi, ou leur retraite, ou les deux. L'impact est du même ordre pour la crise grecque.

On en revient à la gouvernance, la cybernétique : il faut une direction au bateau, il y a un gouvernail. Le gouvernail doit être actionné par quelqu'un qui sait, il y a un barreur. Si le barreur se trompe, il lui faut un conseiller pour le remettre dans le droit chemin. Et si le conseiller se trompe ? Ce point n'est pas seulement du ressort de la science politique ou sociale, il intervient dans le domaine informatique : on ne sait toujours pas comment empêcher un programme de tourner en rond (de "planter") de façon sûre. Il serait temps que nos champions en la matière réfléchissent vraiment au sujet, au lieu de s'attacher aux dollars facilement glanés en apps ridicules.

La dernière trouvaille de Goldman Sachs ? Les USA seront à nouveau le premier producteur mondial de pétrole en 2017. 

Il faut fermer Goldman Sachs.

16:04 Publié dans Economie, Energies fossiles, Futur, Pétrole, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |