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27/06/2017

Michelle Obama et son chauffeur

Un beau jour, Obama, en son bureau assis,

Écoutait somnolent conseillers et amis,

Quand soudain, dans un fracas digne des Enfers, 

L'homme le plus puissant disparut de la Terre.

 

Et réapparut, en suivant, sur un nuage,

Devant son Créateur, qui lui dit sans ambages :

"Je suis las de cette humanité sans génie,

Sans sens ni direction. Entends-moi : Je renie

Cette expérience ridicule, et J'y mets un terme.

Dans trente jours, Ma décision est ferme,

Je supprime Terre, Soleil, et tout leur voisinage

Qu'on ne voie plus d'humains tantôt dans ces parages.

J'élimine aussi l'Enfer et le Paradis,

Tous désormais marqués de l'humaine infamie.

Va, et annonce cette nouvelle à ton peuple

Ou pas, peu me chaut, gens et chefs sont aussi veules."

 

Congédié, il revint, interloqué et pâle,

Dans l'ambiance apeurée de son bureau ovale.

Aux courtisans qui hurlaient comme agneau qui bêle,

Il dit : "Partez tous. Et mandez-moi ma Michelle."

A Michelle arrivée, Obama dit l'histoire,

Et la supplia de bien vouloir tout y croire.

 

"Ma mie", lui dit-il, "Votre avis si sûr m'importe

Bien plus que ceux de mes conseillers, ces cloportes.

Que vais-je dire au peuple ?" Michelle, en jupe beige,

Répondit : "Barack, ne tombez pas dans ce piège !

 

Un peuple furieux et trahi par son Dieu

Tournera son courroux vers ses chefs, vers tous ceux

Qu'il verra, vers son chien, son voisin et sa femme,

Faisant de tout chaos, désolation et flammes !

Cela sera bien pire ici, à Washington

Où vous verrez, assiégé, pour qui le glas sonne."

Croyez-en votre femme, taisez-vous mon ami,

Et de votre blockhaus restez bien à l'abri.

Et puis, c'est incertain : ce vieux bonhomme aigri,

En trente jours encore, peut bien changer d'avis."

 

"Comme tu es bonne, ma mie" s'écria Obama,

"De ces difficultés tout me remettre à plat !

Je suivrai ton conseil, tout est clair maintenant,

Comme si de rien n'était, je resterai céans !

Quelle chance j'ai donc, d'attendre dans les bras

D'une aussi bonne amie cet injuste trépas !"

 

"Pas vraiment" dit Michelle," car je pars tout-à-l'heure

Vivre ces trente nuits avec votre chauffeur."

 

La morale de ce conte est simple, ou double, ou triple,

Si vous m'avez suivi dans ce petit périple.

D'abord, craignez vos Dieux, car ils ne vous aiment pas :

Ils sont vos créateurs, et non Sœur Theresa.

Ensuite n'attendez pas que vos chefs, vos leaders,

De ces mauvaises nouvelles vous donnent la primeur.

Enfin si vous voyez dans les journaux Michelle

Pour un vulgaire chauffeur, vouloir se faire belle, 

Comprenez qu'il est temps d'enfin quitter le bagne,

De prendre sa musique, son bâton et son chien,

Sans un regret ni doute, de suivre le chemin, 

Pour retrouver enfin la mer et la montagne.

 

10:49 Publié dans Futur, Il n'y a plus d'espoir, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

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